Xela.

Bon, dans mon dernier message, je venais à peine d’arriver à Quetzaltenango, aussi connu sous le nom de Xela. Je continues alors où j’en étais …

Il est 14h, bien que le soleil soit encore très fort, le climat est un peu plus frais ici. J’imagine que les 2400m d’altitude y sont pour quelque chose. Je marche un peu près de la centrale d’autobus avant de décider de prendre un mini-bus pour aller au centre-ville.

Il est maintenant près de 15h, je marche dans le centre-ville et je ne sais toujours pas ce que je cherche. Je décide de m’arrêter un peu dans un café pour chercher sur internet les possibilités de choses à faire et à voir ainsi que les endroits ou rester. Après quelques minutes dans le café, j’en ressors avec quelques noms d’auberges et de rues en tête. Je parcours les rues et étrangement, je trouves la plupart des endroits que j’avais mémoriser. Toutefois, tous ces endroits semblent être plein. La pluie froide commence à tomber, je continues à chercher un endroit où rester. J’arrives finalement à trouver un endroit qui s’appele « La maison du voyageur»  … le nom me semble sympathique et le prix raisonable. J’y entre, demande un chambre et on me dit de patienter pendant que la femme de chambre termine de nettoyer. Près d’une heure plus tard, la chambre est prête, j’y dépose mes affaires et je ressors pour manger.

En effet, il est maintenant près de 17h et je n’ai rien avalé depuis mon déjeuner que j’ai pris à 8h à la frontière. Je me lance à la recherche d’un restaurant digne de ce nom. Fait étrange, presque tous les restaurants dont je consulte la carte affiche des prix plus élevé que le coût de ma chambre d’hôtel. En chemin pour trouver un restaurant, je m’arrête dans une agence de voyage qui organise des voyages vers une station d’eaux thermales à environ une demi-heure de Xela. J’en profite pour me réserver un petit séjour là-bas le lendemain. Toujours affamé, j’arrive finalement à un endroit plus raisonnable. J’y mange une très bonne poitrine de poulet avec une sauce typiquement guatémaltèque dont j’ai oublié le nom.

Un peu plus tard, lorsque me prend l’envie d’aller boire une bière et de socialiser un peu, le premier endroit sur lequel je tombe est une exposition de photos organisé par le consulat du Mexique à Quetzaltenango, et c’est ce soir l’inauguration. Je me dis que la coïncidence vaut le détour, alors j’entre et profite un peu de la bière gratis, de la bière mexicaine …L’exposition est intéressante et a pour thème « Visages d’immigrants» . Brièvement, ce sont des photos d’immigrants centre-américains qui se dirigent vers la « terre promise»  qu’est les États-Unis … si seulement ils savaient …

Après cette exposition, j’ai maintenant assouvie mon envie de boire une(s) bière(s), et l’envie de socialiser s’est passé. Je retourne à mon hôtel et je fais connaissance de quelques personnes qui restent à l’hôtel en ce moment, on jase un peu et je me retire à ma chambre assez tôt.

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8h du matin, mon alarme sonne. Je me prépare tranquillement pour aller dans es eaux thermales. Le mini-bus passera me prendre à 9h, j’ai donc amplement le temps. Je vais m’acheter quelques patisseries qui me serviront de déjeuner et ensuite, j’attend le mini-bus.

Le mini-bus arrive, sans surprise, une vingtaine de minute en retard … et encore sans surprise, bondé d’étrangers parlant anglais. Le trajet jusqu’aux sources d’eaux thermales est remplis de conversations insipides avec des gringos un peu ennuyants, bien que je puisse entendre que, à l’arrière quelques personnes parlent en espagnol. Vers 10h, on arrive à Las Fuentes Georginas, et le guide nous dit qu’on a 2h pour profiter des eaux thermales avant de remonter dans le mini-bus pour le trajet du retour. On se dépêche tous, en pensant que 2 petites heures, c’est bien peu de temps pour ce détendre dans ces eaux bien chaudes. Après environ 10 minutes, tous mes « amis par défaut»  ont envie de sortir pour respirer un peu, l’eau est trop chaude. J’y reste quelques minutes de plus avant de prendre une pause. Honnêtement, je ne crois pas m’être baigné dans des eaux aussi chaudes auparavant. Les deux heures à passer dans ces eaux passe très lentement, et à midi, on entame le trajet du retour, tous bien relaxé. Pour le trajet de retour, je m’asseois à l’arrière et je commence à jaser avec les hispanophones. Ils sont basques et j’ai beaucoup d’intérêt à les écouter me parler de la situation de leur pays, comment il se situe par rapport à l’ETA, comment ils voient la situation en générale, etc. Le trajet de retour passe incroyablement vite, on arrive à Xela et tout se termine par un « mucho gusto, muac muac, adios!» 

Je file ensuite vers mon hôtel pour récupéré le peu de bagage que j’ai. Vers 13h30, la course vers la frontière commence. Je dispose d’exactement 5h30 pour retourner à Tapachula. Je refais le même trajet que la veille, mais tout inversé. La seule différence, c’est que dans le bus de San Marcos à Malacatan, un certain Juan, assis à ma droite, s’adresse à moi et on commence ainsi à parler. Il est mexicain, mais travaille à Miami, Florida. Il est seulement de passage à Tapachula pour voir sa famille et il était également venu visiter des amis du côté Guatemaltèque.

À ma gauche (sur le banc normalement pour 3 personnes) est assise une jeune fille plutôt jolie. Elle ne m’adresse pas la parole, mais nos regards timides se croisent à quelques reprises. Le bus arrive à Malacatan, il me reste une 1h15 pour me rendre à la centrale d’autobus de Tapachula. Je monte à un taxi collectif, et à peine quelques secondes plus tard, la jeune fille du bus embarque à son tour dans le même taxi, elle s’asseoit sur la banquette arrière et moi je suis sur le siège avant. Un peu surpris de la revoir dans ce taxi, je lui demande où elle va. Elle me répond qu’elle va à Tapachula, on échange quelques phrases et soudain le chauffeur de taxi nous interrompt.

-Le chauffeur : 1 ou 2?
-Moi : heeeeuuuu …
-Le chauffeur : Ben c’est que normalement, j’embarque deux personnes sur le siège avant … si t’embarques seul, tu vas payer pour deux …
-Moi : bha, 2 alors …
-La jeune fille : Bon, je vais m’asseoir à l’avant avec toi alors.
-Moi: Parfait!

Quelques minutes plus tard, le taxi termine de se remplir et on part enfin vers la frontière. La fille est à demi assise sur moi, et bien que plutôt inconfortable, ses petits sourires et la conversation intéressante agrémente le trajet. Elle est guatémaltèque, mais travaille à Tapachula depuis environ 4 ans, elle a 24 ans. Elle fait le trajet San Marcos-Tapachula chaque semaine pour visiter sa famille. En quelques minutes, elle me raconte sa vie. On arrive rapidement à la frontière, je passes rapidement par la douane guatémaltèque, puis ensuite je tarde un peu plus du côté mexicain puisque je dois remplir le formulaire pour touriste. On m’accorde encore une fois un séjour de 180 jours, les douaniers rient de ma barbe et je poursuis mon chemin. Alors qu’on marche pour aller prendre le mini-bus qui m’emmènera à la centrale d’autobus, je réalise que je ne sais toujours pas le nom de la fille à mes côtés. Je lui dit le mien, et elle me dit qu’elle s’appelle Brenda.

Brenda … ce nom ne pouvait que me rappeler mon premier amour au Mexique. Celle avec qui j’ai tant appris, celle que j’ai finalement laissé parce que je ne pouvais pas être fidèle à distance, celle avec qui je suis toujours resté en contact et que j’espère revoir un jour, bientôt si possible.

Je reviens les deux pieds sur terres, nous marchons toujours. Il me reste exactement 35 minutes pour me rendre à la centrale d’autobus. Brenda m’explique que s’il n’y a pas trop de traffic, on arrivera à temps. Sinon, elle me propose de prendre un bus plus tard ou demain et de passer la nuit chez elle. Elle est jolie, et l’idée de ne pas prendre le bus me passe par la tête. J’hésites … et en voyant les petits sourires que Brenda me fait, j’ai bien envie de manquer mon autobus. Elle m’accompagne jusqu’à la station d’autobus. Il est 19h58, le bus est sur le point de partir. Il reste 3 sièges libre, je dois me décider. Je regarde Brenda un instant, elle me regarde d’un air « ma proposition tient toujours, c’est toi qui décide» , et finalement j’achète le billet. Je vois un petit signe de déception dans le visage de Brenda, son visage rougit. Je l’embrasse, la serre fort dans mes bras et lui dit au revoir. Rapidement j’embarque dans l’autobus, un peu confus, pas trop sûr de ma décision. Au moins j’ai son numéro de téléphone et son courriel, si jamais je repasses par Tapachula prochainement. Le trajet de retour à Oaxaca se déroule sans ennuis, j’arrive à dormir … très peu.

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One Response to “Xela.”

  1. Hey Hugues !

    J’ai fait un long voyage au Guatemala, si tu as la chance à Xela, Il y a une treck de quelques jours vers le plus haut sommet d’Amériques Centrales, le Tajumulco. C’est pas cher et l’expérience est inoubliable. À mon souvenir elle part le vendredi et revient les dimanches. Et c’est toujours un groupe qui vient de partout dans le monde.

    J’ai des photos hallucinantes d’au dessus des nuages. C’est vraiment suréaliste comme expérience. Je te le recommande. !

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